Randonnée : comment préparer sa première sortie en montagne quand on débute ?

Ce qu’il faut retenir : une première sortie en montagne réussie exige une préparation progressive et un équipement rodé, loin de la performance pure. Cette approche humble garantit la sécurité et transforme l’effort en plaisir durable. Le point technique crucial reste l’anticipation météo et l’emport impératif d’au moins 1,5 litre d’eau pour éviter toute défaillance physique.

Vous redoutez que votre première expérience en altitude ne se transforme en un véritable calvaire physique ou en un casse-tête logistique stressant ? Tout comme le développement d’un programme informatique complexe, une randonnée en montagne pour débutant ne laisse aucune place à l’improvisation et nécessite une phase d’initialisation soignée pour éviter les bugs techniques le jour J. Je vous partage ici mon algorithme complet, incluant la préparation physique progressive et la checklist du matériel indispensable, pour vous assurer une sortie parfaitement optimisée, sécurisée et surtout, riche en plaisir simple.

  1. Avant de partir : la préparation physique et mentale
  2. Choisir son premier terrain de jeu : l’art de l’itinéraire adapté
  3. L’équipement essentiel : vos alliés pour le confort et la sécurité
  4. Dans le sac à dos : la checklist pour ne rien oublier d’important
  5. Ne jamais se perdre : navigation et autonomie en montagne
  6. La météo en montagne : un paramètre qui a toujours le dernier mot
  7. Le jour j : les bonnes pratiques sur les sentiers
  8. L’après-randonnée : récupérer et préparer la suite

Randonneur débutant observant le paysage montagneux, équipé d'un sac à dos et de chaussures de marche adaptées pour sa première sortie

Avant de partir : la préparation physique et mentale

La montagne n’est pas un stade, et ce n’est certainement pas l’endroit pour flatter son ego. Votre premier ennemi n’est pas la pente, mais bien votre propre ambition : oubliez les sommets mythiques pour commencer. Il faut rester humble.

Je le dis souvent, la clé réside dans une préparation progressive et intelligente. Commencez par la basse montagne ou des terrains simplement vallonnés pour habituer la machine en douceur. L’objectif ici n’est pas la performance brute, mais bien le plaisir et votre sécurité avant tout.

Chaque sortie doit être vue comme une leçon d’apprentissage. La toute première est la plus importante, car elle pose les fondations de votre expérience future.

Votre corps est votre premier équipement : comment s’entraîner ?

Avoir le meilleur matériel du monde ne sert à rien si le moteur est encrassé, une bonne condition physique de base est indispensable. Idéalement, lancez votre programme d’entraînement environ un mois avant la date prévue de la sortie.

Misez sur des activités simples mais régulières : la marche active, le vélo ou la course à pied sont parfaits pour booster le cardio et l’endurance. Voici quelques exercices concrets pour vous préparer :

  • Monter et descendre des escaliers, si possible avec un sac à dos légèrement lesté pour simuler la charge réelle.
  • Faire des squats et des fentes régulièrement pour renforcer spécifiquement les cuisses et les fessiers.
  • Chercher des côtes ou des petites collines près de chez soi pour s’entraîner sur des pentes et non sur du plat.

L’entraînement spécifique au dénivelé : l’angle mort des débutants

Vous voyez le problème ? Marcher sur du plat n’a strictement rien à voir avec l’effort de la montée. Le dénivelé sollicite des groupes musculaires totalement différents et met le cœur à rude épreuve très rapidement. C’est le véritable défi technique de la montagne.

C’est pourtant le point le plus souvent négligé lors de la préparation. Beaucoup de débutants se surestiment grandement car ils sont capables de marcher vite et longtemps sur le bitume plat.

Le but est d’habituer votre corps à cette résistance spécifique en montée pour éviter l’épuisement rapide et le découragement total le jour J.

Tester son endurance : la micro-aventure comme répétition générale

Pourquoi ne pas tenter une « « micro-aventure » ou une randonnée test avant la vraie sortie ? Organisez une sortie de 2 ou 3 heures sur un terrain local un peu accidenté.

L’objectif de cette manœuvre est double : tester son matériel en conditions réelles, surtout les chaussures qui peuvent être traîtres, et évaluer votre propre réaction à l’effort. C’est le meilleur moyen de déceler les bugs et les douleurs avant qu’ils ne deviennent critiques là-haut.

Cette répétition générale vous permet de partir bien plus confiant, serein et mieux préparé pour votre grande première.

Choisir son premier terrain de jeu : l’art de l’itinéraire adapté

Randonneur consultant une carte pour choisir son itinéraire en montagne

Oubliez les grands noms, cherchez le plaisir

Laissez tomber le Mont Blanc ou le Ventoux pour l’instant. Ce qui compte pour cette première fois, ce n’est pas le prestige du lieu, mais bien son accessibilité pratique et son cadre vraiment sécurisant.

Optez toujours pour des sentiers parfaitement balisés et un minimum fréquentés. En cas de pépin technique, vous ne serez pas seul. Les parcs naturels régionaux offrent souvent des boucles parfaites pour débuter sans danger.

Pour votre première sortie, la plus belle randonnée n’est pas la plus difficile, mais celle dont vous rentrerez avec le sourire et l’envie de repartir.

Dénivelé et distance : le duo à ne pas sous-estimer

Le dénivelé positif, c’est le total cumulé de tout ce que vous allez grimper. Si le sport n’est pas votre truc, visez modeste : entre 7 à 10 km de distance et grand maximum 400m de dénivelé.

Vous avez déjà la forme ? D’accord, poussez alors jusqu’à 10 à 15 km et environ 600m de dénivelé positif. Mais n’allez surtout pas au-delà pour une première, croyez-en mon expérience, ça devient vite un calvaire.

Attention, 10 km sur le bitume et 10 km en montagne, c’est le jour et la nuit. Le dénivelé ralentit considérablement la progression et casse les jambes.

Trouver un itinéraire qui motive : le but de la balade

Le mental fait avancer les jambes quand ça tire. Choisir une randonnée avec un objectif clair et précis aide terriblement à garder le moral quand la pente se raidit un peu trop devant vous.

Ciblez un truc sympa : un joli lac de montagne, une cascade rafraîchissante ou un point de vue panoramique dégagé. Même un refuge accueillant pour une pause café motive grandement à avancer.

Arriver au but procure un sentiment d’accomplissement personnel assez génial. C’est cette petite victoire qui vous donnera envie de remettre les chaussures le week-end suivant.

Lire les signes : comprendre le balisage de base

La montagne a son propre code de la route. Le balisage n’est pas là pour faire joli, mais pour vous guider et vous garder en sécurité. Il faut apprendre à apprendre à repérer ces signes peints.

En France, c’est simple et carré : suivez les traits jaunes pour les PR (promenades locales) et les fameux traits rouges et blancs pour les GR. Impossible de se tromper si on est attentif.

Restez impérativement sur les sentiers balisés. Sortir des clous, c’est le meilleur moyen de se perdre bêtement et d’abîmer la nature fragile.

L’équipement essentiel : vos alliés pour le confort et la sécurité

Maintenant que le parcours est choisi, parlons matériel. Un bon équipement ne fait pas le randonneur, mais un mauvais équipement peut gâcher à coup sûr la meilleure des sorties.

Équipement de randonnée essentiel comprenant chaussures, sac à dos et vêtements techniques posés sur un rocher en montagne

Les chaussures : le seul investissement non négociable

Les chaussures de randonnée constituent la priorité absolue de votre budget. Elles doivent garantir un maintien irréprochable de la cheville et posséder des semelles qui accrochent sur tout terrain. Le confort prime sur l’esthétique, c’est une règle d’or.

Ne partez jamais avec du neuf. Portez-les chez vous, puis sur de courtes distances. C’est la seule méthode fiable pour éviter ces maudites ampoules qui transforment la marche en calvaire.

De bonnes baskets de trail suffisent pour une première sortie facile. Toutefois, des chaussures montantes restent bien plus sécurisantes.

Le sac à dos : votre maison pour la journée

Pour une simple randonnée à la journée, un volume de 10 à 20 litres suffit amplement pour un débutant. Inutile de voir plus grand, vous ne partez pas en expédition.

Le confort dicte votre choix. Il doit épouser votre morphologie grâce à des bretelles réglables. Idéalement, une sangle de poitrine et une ceinture ventrale permettent de bien répartir le poids, soulageant ainsi vos épaules.

Le poids reste votre ennemi numéro un. Une fois rempli, votre sac ne doit jamais devenir une charge pénible.

La règle des trois couches : s’habiller comme un oignon

La technique des trois couches est la solution technique pour gérer les écarts thermiques en montagne. Oubliez le coton : c’est une éponge froide qui ne sèche jamais.

Le principe est mécanique : on superpose des couches que l’on ajoute ou retire selon l’intensité de l’effort et la météo du moment.

  1. La couche de base : un t-shirt technique et respirant qui évacue la transpiration loin de la peau.
  2. La couche intermédiaire : une polaire qui isole du froid en conservant la chaleur corporelle.
  3. La couche extérieure : une veste imperméable et coupe-vent qui protège efficacement des intempéries.

Les accessoires qui sauvent : tête, mains et yeux

Le soleil frappe fort en altitude. Ne partez jamais sans lunettes de soleil de catégorie 3 ou 4, de la crème solaire et une casquette. Même sous un ciel voilé, les UV restent dangereux.

Même en plein été, la température chute brutalement. Glisser un bonnet léger et une paire de gants fins dans le fond du sac est une précaution intelligente et peu coûteuse.

Optez pour un pantalon de randonnée léger et souple. Le jean est lourd, rigide et sèche très mal : laissez-le au placard.

Dans le sac à dos : la checklist pour ne rien oublier d’important

Le contenant est prêt, passons maintenant au contenu. Un sac intelligemment préparé est la clé d’une journée sans stress, où l’on peut se concentrer sur le paysage et non sur ce qu’on a malheureusement laissé à la maison.

Équipement indispensable étalé pour préparer un sac de randonnée : gourde, chaussures, vêtements et trousse de secours

L’eau, c’est la vie : combien et comment la gérer

L’hydratation, c’est le moteur de la machine humaine. Prévoyez au minimum 1,5 à 2 litres d’eau par personne pour une simple journée. Ne partez jamais avec moins que ça, peu importe la météo annoncée.

Surtout, n’attendez pas d’avoir la gorge sèche pour boire. La règle d’or est de s’hydrater régulièrement, par petites gorgées, tout au long de la marche. C’est bien plus efficace.

Méfiez-vous toujours de l’eau des sources ou des torrents, sauf si sa potabilité est certifiée. Sinon, prévoyez un système de filtration pour éviter les ennuis.

Le carburant du randonneur : quoi manger en chemin

Oubliez le gros pique-nique lourd qui pèse sur l’estomac. En randonnée, on privilégie les apports énergétiques réguliers et faciles à assimiler pour garder le rythme. C’est nettement plus malin.

Je vous conseille des en-cas efficaces : barres de céréales, fruits secs, noix ou un peu de chocolat noir. Ils fournissent les glucides nécessaires pour l’effort sans vous alourdir. C’est du carburant pur.

Un sandwich simple pour le midi reste une bonne option, mais l’essentiel est de grignoter tout au long de la journée pour éviter le coup de fatigue.

La trousse de premiers secours : le petit kit qui change tout

Pas besoin de transporter un hôpital de campagne sur votre dos. Une petite trousse de secours personnelle est indispensable pour gérer les petits bobos immédiats. Restons pragmatiques et légers.

Voici le contenu minimal : pansements pour ampoules (type double peau), désinfectant, compresses, bande élastique pour une foulure, et vos médicaments personnels. Avec ça, vous parez au plus urgent. C’est simple et rassurant.

Ajoutez impérativement une couverture de survie. Elle ne pèse rien et peut être d’un grand secours en cas d’imprévu sérieux.

La checklist complète du sac de 10-20 litres

Pour résumer, voici une checklist simple pour ne rien oublier d’essentiel avant le départ. Vous n’avez plus qu’à vérifier.

Catégorie Contenu Essentiel
Hydratation & Nutrition 1,5L d’eau minimum, en-cas (fruits secs, barres), pique-nique léger.
Vêtements & Protection Veste imperméable, polaire, bonnet & gants fins, lunettes de soleil, crème solaire, casquette.
Sécurité & Orientation Téléphone chargé, (optionnel : batterie externe), trousse de secours, couverture de survie, carte ou appli GPS, lampe frontale.
Hygiène & Divers Sac poubelle pour ses déchets, mouchoirs.

Ne jamais se perdre : navigation et autonomie en montagne

Smartphone et applis gps : le meilleur ami du débutant

Soyons honnêtes, le smartphone est un outil de navigation redoutable aujourd’hui. Avec des applications comme TrekMe, vous suivez votre trace GPX en temps réel sans effort. C’est fini l’époque où on devait deviner sa position au hasard. C’est précis, net et efficace.

Pour un novice, voir ce petit point bleu avancer sur l’écran rassure énormément. Par contre, téléchargez impérativement les cartes de la zone avant de partir pour un accès hors-ligne. Sans réseau, votre écran ne sert à rien.

Mais attention, la technologie reste faillible : le froid ou une chute peuvent tout gâcher. Ne misez jamais votre sécurité uniquement sur une puce électronique.

La carte et la boussole : une compétence à ne pas ignorer

Même si vous ne les sortez pas, avoir une carte IGN papier et une boussole dans le sac est une assurance-vie. C’est du matériel qui ne tombe jamais en panne de batterie.

Pas besoin d’être un expert en géodésie pour débuter. Apprenez juste à aligner le nord de la carte avec l’aiguille rouge de la boussole pour repérer un sommet ou un lac. Ça suffit souvent pour comprendre dans quelle direction marcher.

C’est le filet de sécurité ultime quand l’électronique vous lâche.

Garder son téléphone en vie : l’autonomie électrique

Le froid en altitude siphonne l’énergie de vos appareils à une vitesse folle. Partir avec un téléphone chargé à 100% n’est pas une option, c’est la base absolue.

Pour éviter la panne sèche, glisser une batterie externe dans votre poche est une astuce de vieux briscard. Ça vous sauve la mise pour consulter le GPS ou appeler les secours. C’est un poids minime pour une sécurité maximale.

Pour une autonomie encore plus grande lors de futures sorties, il est même possible de choisir un chargeur solaire portable, une solution pratique pour les longues journées.

Anticiper les pépins techniques de son smartphone

Un écran noir au milieu de la forêt, ça fait monter le stress en flèche. Il faut connaître les gestes qui sauvent sur votre modèle spécifique avant de lacer vos chaussures. On ne bricole pas sous la pluie.

Souvent, un simple redémarrage forcé ou la fermeture des applis en arrière-plan règle le bug. Ça permet aussi de préserver les derniers pourcentages de batterie disponibles.

Savoir comment enlever le mode sécurisé sur Android, par exemple, peut être utile si le téléphone démarre étrangement après une chute.

La météo en montagne : un paramètre qui a toujours le dernier mot

On peut être le mieux préparé et le mieux équipé du monde, mais il y a un patron en montagne : la météo. L’ignorer est la plus grave des erreurs.

Plus qu’un bulletin : où et comment vérifier la météo

Ne vous contentez pas de l’application météo générale de votre téléphone, souvent imprécise là-haut. Consultez des bulletins météo montagne spécifiques, comme ceux de Météo-France, qui donnent des infos vitales par massif et par tranche d’altitude.

Vérifiez la veille, c’est bien, mais revérifier le matin même de la randonnée est un impératif absolu. En montagne, les prévisions peuvent changer très vite. Une fenêtre favorable peut se refermer brutalement en quelques heures.

Regardez la tendance pour la journée entière : une dégradation est-elle prévue dans l’après-midi ? Si des orages menacent vers 15h, cela doit drastiquement influencer votre heure de départ.

Les signes qui ne trompent pas : apprendre à lire le ciel

Une fois sur le terrain, lâchez les écrans et levez la tête. Le ciel est le meilleur bulletin météo en temps réel. Il vous donne l’information brute, sans délai, directement sous vos yeux.

Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs d’un changement hostile. Des nuages qui s’amoncellent rapidement sur les sommets (les fameux cumulus bourgeonnants) sont un signal d’alerte immédiat. S’ils grandissent à vue d’œil, le temps va se gâter.

Un vent qui se lève soudainement ou change de direction doit aussi vous mettre en garde. Soyez attentif à ces détails, car la nature prévient toujours avant de frapper.

Vent, brouillard, orage : les trois ennemis du randonneur

Le vent refroidit brutalement le corps, augmentant le risque d’hypothermie. Le brouillard fait perdre tout repère visuel en quelques minutes. L’orage, avec ses risques de foudroiement, est un danger mortel qu’il ne faut jamais sous-estimer.

Si un orage approche, quittez les crêtes et les sommets immédiatement pour perdre de l’altitude. Ne vous abritez jamais sous un arbre isolé. Accroupissez-vous au sol, pieds joints, idéalement sur votre sac à dos.

Ce n’est pas vous qui décidez si les conditions sont bonnes pour continuer. C’est la montagne qui vous l’autorise. Apprenez à écouter ses avertissements.

Savoir renoncer : la décision la plus courageuse

Si le temps se gâte, si vous êtes trop fatigué, si vous ne « sentez » pas la situation, la seule bonne décision est de faire demi-tour. Ce n’est pas un échec, c’est une preuve d’intelligence situationnelle que les pros valident.

Le sommet sera toujours là la semaine prochaine, immuable. L’important est que vous le soyez aussi pour pouvoir y retourner. La montagne sait attendre, ne l’oubliez pas.

La fierté mal placée n’a pas sa place face aux éléments déchaînés. La sécurité prime toujours sur l’exploit sportif ou la photo souvenir.

Le jour j : les bonnes pratiques sur les sentiers

Tout est prêt. Le sac est fait, l’itinéraire connu, la météo vérifiée. Il est temps de marcher. Voici comment faire de cette journée un vrai plaisir.

Partir du bon pied : l’échauffement et le rythme de marche

Ne partez pas comme une flèche dès le parking. Prenez plutôt 5 à 10 minutes pour un léger échauffement articulaire sérieux. Enchaînez quelques rotations de chevilles, de genoux et enfin de bassin.

Adoptez votre propre rythme dès les premiers mètres, sans forcer. Marchez vraiment lentement durant les 15 premières minutes pour habituer la machine. Ne cherchez surtout pas à suivre les autres, écoutez seulement votre souffle.

Le bon rythme reste celui qui vous permet de tenir une conversation sans jamais être essoufflé. C’est le test ultime.

Gérer son effort : les pauses intelligentes

Mieux vaut faire des pauses courtes et régulières plutôt qu’une seule longue halte épuisante. Une pause de 5 minutes toutes les heures constitue une excellente base pour débuter.

Profitez-en pour boire, manger un fruit sec et admirer le paysage. Ne vous asseyez pas trop longtemps, sinon vos muscles refroidissent. Cela rendrait le redémarrage bien plus pénible pour vos jambes.

Les pauses ne sont pas un signe de faiblesse. Elles font partie intégrante de la bonne gestion de l’effort.

Rester sur les sentiers : pourquoi c’est non négociable

Couper à travers une pente semble souvent être un raccourci tentant pour gagner du temps. C’est pourtant une très mauvaise idée. Cela provoque l’érosion des sols et détruit inutilement la végétation fragile environnante.

De plus, hors du sentier balisé, le terrain devient vite instable. Le risque de chute ou de se perdre augmente alors de façon exponentielle pour le groupe.

Les sentiers existent pour une raison précise : canaliser le passage humain et protéger l’environnement. Respectez-les donc scrupuleusement.

Ne laisser aucune trace : le code de conduite du randonneur

La montagne reste un espace sauvage et extrêmement fragile. Notre passage doit être le plus discret possible. Le principe est simple : laissez l’endroit plus propre que vous ne l’avez trouvé.

Cela semble évident pour beaucoup, mais il est bon de le rappeler. Voici les règles d’or absolues.

  • 1. Rapportez tous vos déchets, sans exception (même les peaux de banane et trognons de pomme).
  • 2. Ne cueillez pas les fleurs, ne dérangez pas les animaux.
  • 3. Respectez la quiétude des lieux, parlez à voix basse.

L’après-randonnée : récupérer et préparer la suite

La randonnée ne s’arrête pas quand on retire ses chaussures. Bien récupérer et tirer les leçons de sa sortie est ce qui transformera une simple expérience en une véritable passion.

Soigner son corps : étirements et récupération

Une fois la marche terminée, prenez le temps de vous étirer doucement. Concentrez-vous sur les mollets, vos cuisses (quadriceps et ischio-jambiers) et le bas du dos pour relâcher la tension.

Ne forcez pas. Les étirements doivent être doux et longs pour aider les muscles à se détendre, pas pour créer de nouvelles douleurs. Pensez aussi à bien vous réhydrater pour éliminer les toxines accumulées.

Les courbatures du lendemain sont normales, surtout après une première. Elles sont le signe que le corps a travaillé.

Débriefer sa sortie : qu’est-ce qui a fonctionné ?

À tête reposée, faites le point sur votre journée. Qu’est-ce qui a vraiment bien marché ? Qu’est-ce qui a été difficile ou franchement pénible sur le terrain ?

Analysez votre matériel : les chaussures étaient-elles confortables ? Le sac était-il trop lourd ? Avez-vous eu assez d’eau ou emporté trop de nourriture ? C’est souvent là que se joue le confort futur.

Ce retour d’expérience honnête est précieux pour ajuster et améliorer votre préparation pour la prochaine fois.

Entretenir son matériel pour la prochaine fois

Un bon matériel dure longtemps s’il est bien entretenu avec rigueur. Ne rangez surtout pas vos affaires en vrac dans un placard sombre en rentrant chez vous.

Nettoyez la boue de vos chaussures, faites-les sécher à l’air libre (jamais près d’un radiateur qui tue la colle). Videz et aérez votre sac à dos. Lavez vos vêtements techniques à la main.

Rechargez votre batterie externe et refaites le stock de votre trousse de secours. Votre matériel sera ainsi prêt à repartir.

Monter en puissance : comment planifier sa prochaine randonnée

La première randonnée est réussie ? Bravo. Le but est maintenant de progresser en douceur sans brûler les étapes, car la régularité bat toujours l’intensité au début.

Pour la prochaine sortie, augmentez légèrement un seul paramètre : soit un peu plus de distance (2-3 km de plus), soit un peu plus de dénivelé (100-200m de plus). Pas les deux en même temps.

C’est en avançant pas à pas que l’on finit par atteindre des sommets qu’on n’aurait jamais crus possibles.

Voilà, vous avez la théorie ! Comme pour un bon code, la réussite d’une randonnée réside dans une préparation minutieuse. N’oubliez pas : l’objectif n’est pas la performance, mais le plaisir pur. Commencez petit, optimisez votre équipement au fil des sorties et profitez de chaque instant. Bonne balade

FAQ

Quelle distance viser pour une première sortie réussie ?

Pour un débutant complet, il faut rester humble et pragmatique : une boucle de 7 à 10 km est idéale pour tester la « machine » sans la casser. Si vous avez déjà une bonne condition physique générale, vous pouvez pousser le curseur jusqu’à 15 km, mais gardez toujours une marge de sécurité.

Attention, ne raisonnez pas uniquement en kilomètres ! Le dénivelé est le véritable juge de paix. 10 km sur du plat n’ont rien à voir avec 10 km incluant 400 mètres de montée. L’objectif est d’optimiser le plaisir, pas de battre un record pour votre premier essai.

Comment choisir un itinéraire adapté quand on débute ?

Oubliez les sommets mythiques et l’ego pour l’instant. Pour une première expérience, cherchez un itinéraire en boucle, bien balisé (les sentiers PR marqués en jaune sont souvent parfaits), avec un objectif visuel gratifiant comme un lac ou une cascade. C’est excellent pour le moral.

Le secret d’un bon choix réside dans l’analyse des données : vérifiez la distance, le dénivelé et le temps estimé. Optez pour des terrains vallonnés plutôt que de la haute montagne technique. C’est en validant ces étapes intermédiaires que vous construirez une expérience solide.

Faut-il absolument une application GPS pour se repérer ?

En tant que passionné de technologie, je ne peux que vous le conseiller ! Le smartphone est devenu un outil de navigation redoutable qui rassure énormément les débutants en permettant de se géolocaliser précisément sur le sentier.

Cependant, la technologie a ses failles. La batterie peut se vider vite (surtout avec le froid et la recherche de réseau). Pensez impérativement à télécharger les cartes pour un usage hors-ligne et, par principe de précaution, ayez toujours une solution de secours ou une batterie externe.

Quel type d’entraînement physique faut-il prévoir ?

Votre corps est votre premier équipement, il faut donc en prendre soin avant le départ. L’idéal est de lancer une phase de préparation environ un mois avant le jour J, en misant sur le cardio (vélo, marche rapide, course à pied) pour améliorer votre endurance fondamentale.

N’oubliez pas de travailler spécifiquement les muscles qui seront sollicités par le dénivelé. Monter et descendre des escaliers ou s’entraîner sur des côtes est un excellent moyen de « mettre à jour » vos cuisses et vos mollets pour qu’ils répondent présents face à la pente.

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